Carmen - opéra déplacé

Le sentiment périphérique...

“Il me semble que ce dont les gens souffrent le plus aujourd’hui, c’est de ce que j’appellerais le sentiment périphérique : où qu’ils vivent, les gens se sentent relégués à la périphérie, ceux qui habitent en banlieue  vis à vis du centre-ville, ceux des petites villes vis à vis des grandes, ceux des villages vis à vis des bourgs. […] Pour entailler les murs de cette fatalité, l’opéra est l’outil parfait, pour peu qu’on le déplace. C’est paradoxal, parce que l’opéra est l’objet artistique de centre-ville. Le bâtiment y trône, les spectateurs pour la plupart ne viennent pas de loin. Mais si justement on déterritorialise l’opéra pour l’emmener aux périphéries, urbaines ou champêtres, si le chant lyrique se risque à habiter ailleurs, peut-être arrivera-t-on à fracturer ce sentiment de relégation. Déplacer l’opéra... C’est au moins autant qu’un acte de création, un acte d’urbanisme artistique.

Liberté déplacée...

Ce n’est pas simplement un opéra qu’on déplace, c’est Carmen, et Carmen avant d’être une séductrice ou je ne sais quoi d’autre, est surtout une jeune femme mal vue dans son quartier. Carmen est une fille de mauvaise vie mais surtout, elle fait ce qu’elle veut et plus encore que son impudeur, c’est sa liberté qui est indécente. Ici, l’art lyrique et les personnages, […] c’est-à-dire le matériau et le sujet, tracent le même chemin : comment se déplacer, […] risquer de se brûler les ailes, apprendre de nos étrangetés communes…”.
Gilles CAILLEAU


“Le travail que mène Gilles Cailleau avec la compagnie Attention Fragile est précieux. Quand il est venu me parler d’un opéra, et plus précisément de l’Opéra entre tous, Carmen, il en avait déjà compris l’uni- versalité. Son projet est simple et audacieux. Il part d’un constat sociologique : si le monde ne va plus à l’Opéra, il faut amener l’Opéra au monde. Transporter la scène, qui devient ici une arène, et faire retentir au cœur de la Cité cette épopée intime à ciel ouvert qu’est Carmen.
Avec quatre jeunes chanteurs lyriques professionnels l’effectif musical, réduit, permettra d’osciller, entre l’universel et ce qui nous parle ici et maintenant. Carmen-opéra déplacé vise à rencontrer les publics dont on dit aujourd’hui qu’ils échappent à l’offre culturelle. Et cela, bien sûr, dans un travail d’une exigence absolue ”.
Raoul LAY

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Distribution :

Charlotte Campana [flûte]
Linda Amrani [clarinette]
Gérard Occello [trompette]
Jean Florent Gabriel [violoncelle]
Christian Bini [percussions 1]
Pierre Quiriny [percussions 2 et chef d’orchestre]
Angelo Citriniti, Benoît Gadel, Marie Pons,
Sophie Chabert
[chanteurs-euses]
Gilles Cailleau [mise en scène et adaptation]
Raoul Lay [réorchestration et direction musicale]

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Production Attention Fragile / Ensemble Télémaque // coproduc- tions Théâtres en Dracénie scène conventionnée dès l’enfance de Draguignan; Pôle des Arts de la Scène Marseille; Les Salins, scène nationale de Martigues; Théâtre des Quatre Saisons Gradignan; Théâtre Massalia, scène conventionnée d’intérêt général art, en- fance, jeunesse // soutiens en résidence : Le ZEF scène nationale de Marseille; La Gare Franche // La compagnie Attention Fragile est conventionnée avec la DRAC-PACA et soutenue par le Ministère de la Culture et de la Communication, la Région Sud, le Département du Var et Toulon-Provence Méditerranée

 
Calendrier des représentations

> 18 et 19 juin 2021  | 20h30
Théâtres en Dracénie  | FLAYOSC
Annulé







 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
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